Pages

This is default featured post 1 title

Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these sentences with your own descriptions.

This is default featured post 2 title

Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these sentences with your own descriptions.

This is default featured post 3 title

Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these sentences with your own descriptions.

This is default featured post 4 title

Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these sentences with your own descriptions.

This is default featured post 5 title

Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these sentences with your own descriptions.

Affichage des articles dont le libellé est Historique de Madagascar. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Historique de Madagascar. Afficher tous les articles

dimanche 26 février 2012

Données historiques de la Royauté Malagasy

Le Premier Ministre Rainilaiarivony
L’unification du royaume Merina et de Madagascar
Entre-temps, les autochtones s’étaient regroupés sur l'île pour former des royaumes, tant à l'est (Menabe, Boina) qu’à l'ouest (Betsimisaraka: «les nombreux inséparables») et au sud (Betsileo). Au centre du plateau, les Hova (Merina) fondèrent la ville fortifiée d'Antananarivo (Tananarive). Ils nommèrent le pays Imerina et donnèrent à ses habitants le nom de Merina. Durant tout le XVIIe siècle, Madagascar fut dominée par la multiplicité des petits royaumes malgaches. Parmi les tentatives de conquête, la plus remarquable est peut-être celle des Sakalava qui, au milieu du XVIIe siècle, dominèrent toute la côte est et y jetèrent les bases d'un véritable empire. Toutefois, la puissance sakalava fut minée par des querelles de succession et buta à l'opposition des Merina auxquels les Sakalava durent finalement se soumettre.
L'unification du pays fut réalisée au siècle suivant par le souverain merina Andrianampoinimerina (vers 1787-1810) qui regroupa les petits royaumes des hauts plateaux, établit une véritable législation et instaura une administration locale. Son fils et successeur, Radama 1er (1810-1828), céda aux sollicitations des Britanniques installés sur l'île Maurice et inquiets de voir la France prendre pied sur Madagascar. Il signa en 1817 un traité d'amitié avec les Britanniques qui dotèrent les merina d’armes modernes et entraînèrent les troupes autochtones; puis les missionnaires britanniques fondèrent des écoles et introduisirent le christianisme. Fort de l'appui anglais, Radama 1er poursuivit l'unification entreprise par son père et étendit sa domination sur une grande partie de l’île. En matière linguistique, l’oeuvre de Radama 1er fut importante. D’abord, il favorisa le développement de l'enseignement qui connut un essor remarquable dès 1820. La scolarisation se faisait dans la langue maternelle des élèves et les maîtres malgaches pouvaient avoir recours à l'anglais (la langue des missionnaires) pour accéder aux manuels et aux sources du savoir occidental. Ce faisant, le roi dota le malgache d'une écriture en caractères latins et fit traduire la Bible en malgache. Pour leur part, les quelques écoles catholiques installées à Tananarive dispensaient un enseignement en français.
À la mort de Radama Ier, sa veuve, Ranavalona 1re, lui succèda en 1828 et mit fin à la politique de réformes menées par son défunt mari; elle décida de fermer les écoles et de chasser les missionnaires britanniques; elle finit par expulser tous les Européens au moment même où les Sakalava se plaçaient sous la protection de la France, qui occupait l’île Nosy-Be en 1841. Les Français en profitèrent pour revenir dans la Grande Île.
À la mort de Ranavalona 1re en 1861, son fils Radama II, élevé par des Européens, rouvrit le pays aux puissances coloniales. Il attribua à certains hommes d'affaires français des pouvoirs économiques exorbitants. L'oligarchie malgache, inquiète de l'européanisation forcée, fit étrangler le roi en 1863. L'année suivante, le chef de l'armée, Rainilaiarivony, un Merina, devint premier ministre, épousa successivement les reines Rasoherina, Ranavalona II et Ranavalona III, et exerça le véritable pouvoir. Pour éviter la mainmise européenne sur son pays, il choisit de le moderniser et se convertit au protestantisme avec une grande partie du peuple en 1869. Il demeura à la tête du pays pendant plus de trente ans. Durant le règne du premier ministre Rainilaiarivony, les missionnaires catholiques revinrent et les écoles se multiplièrent. Les jésuites s'installèrent à Tananarive et Tamatave. Dès 1862, ils publièrent une série de manuels scolaires et de livres religieux à l'usage des élèves et des catholiques malgaches. Tandis que les protestants (la London Missionnary Society, les anglicans, les luthériens et les quakers) enseignaient en malgache, les catholiques, surtout dans les écoles urbaines, enseignaient le français à leurs élèves. Cependant, en raison de la conversion au protestantisme en 1869 de la reine et du premier ministre, les écoles protestantes furent beaucoup plus florissantes. Évidemment, l'école propagea davantage le français que l'anglais, compte tenu que dans les écoles protestantes on enseignait en malgache.
En 1883, la France occupa Tamatave (Côte Est) et Majunga (Côte Ouest). Deux ans plus tard, elle obtint la permission de s'installer à Antseranana. Par le traité ambigu de 1885 (vu comme un traité d’amitié par les Merina), la France imposa à l'île un quasi-protectorat: puis un général français s'installa à Tananarive avec une escorte militaire et représenta officiellement Madagascar dans ses relations extérieures. Le protectorat français fut reconnu, en 1890, par la Grande-Bretagne et l'Allemagne, mais il fut refusé par le premier ministre malgache Rainilaiarivony.
En représailles, Paris envoya des troupes (15 000 hommes) à Antananarivo. Le Général Gallieni, devenu Gouverneur, entreprit la «pacification» et l’unification de l'île avec le concours du colonel Lyautey. Le 30 septembre 1895, Tananarive fut militairement occupée, le premier ministre Rainilaiarivony, exilé, et la reine Ranavalona III, détrônée. L'île de Madagascar devient officiellement une colonie française en 1896.

L'indépendance de Madagascar

Philibert TSIRANANA, le père de l'indépendance de Madagascar
La Marche vers l'indépendance de Madagascar
Après la suppression du parti MDRM par l’autorité coloniale et l’exil en France de ses trois leaders (Joseph Ravohangy, Joseph Raseta et Jacques Rabemananjara), un homme, Philibert Tsiranana, grâce à son charisme, a su s’imposer comme l’homme clé de la marche vers l’indépendance de Madagascar. L’élimination du parti MDRM de l’échiquier politique malgache ne signifie pas l’élimination de tous ses cadres ni celle de tous les nationalistes malgaches qui affirment lutter pour l’indépendance. Sauf que, au vu de la circonstance, tant sur le plan intérieur que sur la scène internationale, ceux qui prétendaient être « les héritiers » du MDRM n’ont pas su appliquer la subtilité et l’intelligence politique qui faisaient jadis (avec le trio de tête) la force de ce parti. Au lieu de jouer la modération, ils ont emprunté la ligne dure du mouvement. Ce qui condamne leur action à l’échec car leur message passe mal auprès de l’opinion publique malgache.
Au contraire, Philibert Tsiranana, pourtant une personne qui fut un temps membre du Padesm (parti désigné comme étant anti-MDRM), ancien du SFIO, ancien de la force politique « Nouvelle Action madécasse », se révèle être la personne qui sait le mieux porter les « messages » fédérateurs habituellement tenus par le MDRM.
Avec le parti PSD (Parti social démocrate, englobant alors Madagascar et les Comores et affilié à SFIO : section française de l’internationale ouvrière, l’ancêtre du parti socialiste français) qu’il a crée le 28 décembre 1956, Il fonde sa politique sur trois piliers : (1) La revendication indépendantiste, (2) la recherche de l’unité nationale, et (3) l’amitié avec la France. Ce qui renforce fortement sa popularité dans tout le territoire de Madagascar.
Aux élections législatives de janvier 1956, il a même séduit le parti FNM (Front national Malgache) dirigé par des cadres Merina, anciens membres du MDRM, et il est élu triomphalement député dans la circonscription de Mahajanga (côte Ouest de Madagascar).
Aussitôt élu, et en mars 1956, il affirme l’insatisfaction des malgaches pour « l’union française » et demande à la France coloniale l’abrogation de la loi d’annexion d’août 1896. Lors du référendum du 28 septembre 1958 relatif à l’intégration de Madagascar à la communauté française (la seule voie légale permettant à Madagascar d’accéder à l’indépendance), Philibert Tsiranana mène campagne en faveur du « Oui » pendant que l’UPM (L’union des populations malgaches), un parti qui se dit issu également des branches tananariviennes du MDRM (mais plutôt de l’aile dure), roule pour le « Non ». Le « Oui » l’emporte largement avec 77% des voix. Cette victoire du « Oui » réconforte la position de Philibert Tsiranana et le pousser à exiger l’abrogation de la loi d’annexion du mois d’août 1896 ainsi que l’érection d’une République autonome de Madagascar. Autrement dit, quelques uns des objectifs principaux du MDRM.
Pour mettre toutes ses chances de son côté afin de pouvoir faire aboutir cette quête de l’indépendance nationale, Philibert Tsiranana et ses alliés politiques instaurent « la République autonome malgache » lors du Congrès des conseillers provinciaux qui s’est tenu à Toamasina le 14 octobre 1958. Il devient, d’ailleurs, le Premier ministre provisoire. Le lendemain, la France, mis devant le fait accompli, ne peut que constater la caducité de la loi d’annexion de 1896.
Deux jours plus tard, le 16 octobre 1958, le Congrès élit au scrutin de liste majoritaire par province une Assemblée constituante composée de 90 membres. Fâchés d’avoir été mis en minorité par ce mode de scrutin, l’UPM, le FNM et l’Associations des amis des paysans (des partis implantés essentiellement dans la seule province d’Antananarivo) fusionnent le 19 octobre 1958 pour créer l’AKFM (Parti du Congrès pour l’indépendance de Madagascar). Ce nouveau parti, dirigé par le pasteur Richard Andriamanjato est soviétophile et devient le principal opposant au gouvernement.
L’Assemblée constituante adopte une constitution, s’imprégnant beaucoup des institutions de la 5ème République française mais avec quelques caractéristiques propres (un président et un vice-président, des provinces dotées de conseils provinciaux jouissant d’une certaine autonomie etc.), élaborée par le gouvernement le 29 avril 1959. L’objectif étant de mettre toujours plus de pression sur l’autorité coloniale pour que l’indépendance soit acquise.
 Le 1er mai 1959, un Collège de grands électeurs est constitué, comprenant le parlement, les conseillers provinciaux ainsi que des délégués des communes, pour élire le président de la République malgache. Quatre candidats sont en lice : Philibert Tsiranana, Basile Razafindrakoto, Propser Rajoelson et Maurice Crumer. Sur les 114 suffrages exprimés, Philibert Tsiranana, sans surprises obtient 113 voix et élu président de la République malgache. Avec ce pouvoir accru, Philibert Tsiranana s’impose auprès du Général de Gaulle pour obtenir la souveraineté nationale de Madagascar.

En février 1960, une délégation malgache dirigée par André Resampy se rend à Paris pour négocier les transferts de compétences. Philibert Tsiranana a beaucoup insisté pour que tous les représentants des forces vives nationales malgaches soient représentés au sein de la délégation afin d’influencer la négociation en faveur de l’intérêt national malgache. Seul l’AKFM refuse. Le 02 avril 1960, les accords franco-malgaches sont signés entre le premier ministre français Michel Debré et le président malgache, Philibert Tsiranana. Le 04 juin, le parlement malgache adopte à l’unanimité ces Accords. Le 26 juin 1960, Madagascar devient indépendant. L’indépendance de Madagascar est donc ainsi obtenue grâce aux concours exceptionnels de presque toutes les forces vives de la Nation malgache bien que les démarches pacifiques suivies étaient loin d’être celles qui sont les plus faciles.

La colonisation


Les débuts de l’implantation Européenne
Les débuts de l'implantation Européenne
En 1500, Diego Diaz, navigateur portugais en route vers les Indes, fut le premier Européen à approcher les côtes de Madagascar, qui reçut alors le nom d'île Saint-Laurent (le saint du jour de la découverte: le 10 août 1500). Diego Diaz fit la connaissance des Merina sur les hauts plateaux, puis des Sakalava à l'ouest, des Betsimisaraka à l'est et ensuite des Bara au sud. Les Portugais établirent à leur tour quelques comptoirs qui périclitèrent rapidement et disparurent; ils abandonnèrent l’île.
Pendant le XVIe siècle et le début du XVIIe siècle, l'île Saint-Laurent ne servit que de rade de ravitaillement non seulement pour les marins portugais mais aussi pour leurs rivaux, les Hollandais, les Anglais et les Français. Mais les rapports entre les Européens et les Malgaches ne furent pas toujours pacifiques et, chassés par les autochtones, les Hollandais ne réussirent pas à créer des établissements durables; ils se contentèrent de faire du commerce entre l’Europe et les Indes, avant de préférer la colonie du Cap où ils s'implantèrent au XVIIe siècle. Les Anglais, venus plus tard au milieu XVIIe siècle, ne réussirent pas davantage à s'installer à Saint-Augustin et à Nosy Be. Il fallut attendre le milieu du XVIIe siècle pour voir les Français s'établir à Fort-Dauphin au sud de l’île.

La colonisation Française en Madagascar
Général Gallieni
En 1642, Jacques de Pronis, commis de la Compagnie française de l'Orient fondée par le cardinal de Richelieu (ministre de Louis XIII), s'installa avec quelques Français au sud-est de l'île. De Pronis était officiellement chargé de «prendre possession de l'Île, de fonder des habilitations et de pratiquer la traite» (commerce). L’année suivante, sur l'ordre de Richelieu, il fonda en l'honneur du futur roi Louis XIV Fort-Dauphin qui devint ainsi une escale importante sur la route des Indes. En 1649, Étienne de Flacourt, envoyé par la Compagnie de l'Orient à Fort-Dauphin pour rétablir l'ordre à Madagascar, renvoya Jacques de Pronis en France. Ce dernier avait choqué les autochtones en vendant des esclaves aux Hollandais établis dans l'île Maurice. Étienne de Flacourt, qui avait reçu le titre de «commandant général de l'île de Madagascar», séjourna sur l’île jusqu’en 1655. Il publia en 1658 une Histoire de la Grande Ile de Madagascar, comprenant aussi un dictionnaire de 3500 mots malgaches: cet ouvrage demeurera pendant deux siècles la source principale des connaissances sur Madagascar et ses habitants.
La colonie de Madagascar, dont l’île était appelée île Dauphine, périclita après le départ d’Étienne de Flacourt en 1655, car ses successeurs n’eurent pas sa valeur. La nouvelle Compagnie des Indes orientales fit moins de profit, les navires vinrent plus rarement et les colons se découragèrent; la Compagnie des Indes orientales se tourna alors vers l'Inde et se désintéressa de l'établissement de Madagascar. Des missionnaires furent envoyés afin de convertir au catholicisme les populations voisines de Fort-Dauphin; ils rédigèrent un catéchisme bilingue et un dictionnaire de la langue malgache, instituèrent un petit séminaire et envoyèrent en France quelques jeunes Malgaches pour parachever leur éducation. Après le massacre de la garnison de Fort-Dauphin en 1674 par les populations locales, les 63 survivants français s'embarquèrent pour l'île Bourbon (l’actuelle île de La Réunion) alors déserte. Par la suite, les gouverneurs de Bourbon utilisèrent Madagascar comme réserve d’esclaves pour leur île. Pour leur part, les pirates, surtout des Français, des Anglais et des Américains, utilisèrent l'île comme base pour leurs expéditions et leurs prises dans l'océan Indien.
Avec l’abandon de Madagascar, l’effort français dans l’océan Indien fut reporté sur l’île Bourbon (La Réunion), qui avait reçu les derniers colons de Fort-Dauphin et des apports nouveaux, soit des Français et des esclaves malgaches. L’île Maurice, abandonnée par les Hollandais en 1712, fut occupée par les colons de Bourbon en 1721; l’île Rodrigues fut peuplée plus tard. Par la suite, les Seychelles devinrent aussi des îles françaises. À partir de 1720, le café d’Arabie fut introduit à Bourbon et en fit bientôt la fortune. Pour se livrer à cette culture, il fallait un ravitaillement en vivres (riz, bœufs, etc.) et en main-d’œuvre (esclaves). La Grande Île, toute proche, réapparut comme le fournisseur idéal. De là vint l’idée pour les Français d’y refaire du commerce.
La colonisation française ne reprit qu'après le traité de Paris de 1763 (alors que les îles Maurice, Rodrigue ainsi que les Seychelles étaient devenues anglaises), sous la tutelle de Louis XV, puis de Louis XVI, et fut poursuivie, après la Révolution française, par Napoléon. Des comptoirs furent rétablis sur la côte est, et un gouverneur fut nommé à Tamatave (centre-nord). Celui-ci dut commencer par combattre les Hova (Merina) qui, alors dominés par les Sakalava et forts de l'appui des Anglais, prétendaient s'approprier l'île entière. Les Sakalava furent vaincus et se virent, en 1840, contraints de placer sous le protectorat français les deux seuls territoires qui leur appartenaient encore: les îles de Mayotte (Comores) et de Nosy-Be (nord-ouest de Madagascar).

La tutelle française (1896)
En 1896, le Parlement français vota l'annexion de Madagascar en tant que colonie. Doté des pleins pouvoirs civils et militaires, le Général Gallieni entreprit d'organiser le pays en créant des cadres administratifs et une justice autochtones, en instituant un enseignement laïc chargé de promouvoir la langue française devenue obligatoire et en faisant lever de lourds impôts. La ville de Diego-Suerez, dans le Nord, devint la plus importante base navale française de cette région de l’océan Indien et protégeait ainsi la route de l'Indochine. L’île attira les planteurs et les compagnies européennes, mais la dépossession des terres autochtones et l’imposition du code de l’indigène ravivèrent le nationalisme malgache.

Roi et Reine de Madagascar

Premiers souverains Merina:
Rangita
Rafohy
Andriamanelo
Ralambo
Rois d'Antananarivo:
1610-1630: Andrianjaka
1630-1650: Andriantsitakatrandriana
1650-1670: Andriantsimitoviaminandriandehibe
1670-1675: Razakatsitakatrandriana
1675-1710: Andriamasinavalona
1710-1727: Andrianjakanavalomandimby
1727-1747: Andrianampoinimerina
1747-1767: Andrianavalobemihisatra
1767-1774: Andriambalohery
1774-1796: Andrianamboatsimarofy
Rois d'Ambohimanga:
1710-1730: Andriantsimitoviaminandriana
1730-1770: Andriambelomasina
1770-1787: Andrianjafy

1787-1810 : Andrianampoinimerina (né en 1740 / mort en 1810)


1810-1828: Radama 1er (né en 1792 / mort en 1828)


1828-1861: Ranavalona 1ère (née en 1788/ morte en 1861)

1861-1863: Radama II (né en 1829 / mort en 1863)


1863-1868: Rasoherina (née en 1818 / morte en 1868)


1868-1883: Ranavalona II (née en 1829 / morte en 1883)


1883-1897: Ranavalona III (née en 1846/ morte en 1917)

Bref historique de Madagascar

Antananarivo Capital de Madagascar
-La naissance de Madagascar:
En 1500, Diego Diaz, navigateur Portugais en route vers les Indes, fut le premier Européen à approcher les côtes de Madagascar, qui reçut alors le nom d'île Saint-Laurent (le saint du jour de la découverte: le 10 août 1500). Diego Diaz fit la connaissance des Merina sur les hauts plateaux, puis des Sakalava à l'ouest, des Betsimisaraka à l'est et ensuite des Bara au sud. Les Portugais établirent à leur tour quelques comptoirs qui périclitèrent rapidement et disparurent; ils abandonnèrent l’île.
Pendant le XVIe siècle et le début du XVIIe siècle, l'île Saint-Laurent ne servit que de rade de ravitaillement non seulement pour les marins portugais mais aussi pour leurs rivaux, les Hollandais, les Anglais et les Français. Mais les rapports entre les Européens et les Malgaches ne furent pas toujours pacifiques et, chassés par les autochtones, les Hollandais ne réussirent pas à créer des établissements durables; ils se contentèrent de faire du commerce entre l’Europe et les Indes, avant de préférer la colonie du Cap où ils s'implantèrent au XVIIe siècle. Les Anglais, venus plus tard au milieu XVIIe siècle, ne réussirent pas davantage à s'installer à Saint-Augustin et à Nosy Be. Il fallut attendre le milieu du XVIIe siècle pour voir les Français s'établir à Fort-Dauphin au sud de l’île.

-La Royauté à Madagascar:
L’unification du royaume Merina et de Madagascar
Entre-temps, les autochtones s’étaient regroupés sur l'île pour former des royaumes, tant à l'est (Menabe, Boina) qu’à l'ouest (Betsimisaraka: «les nombreux inséparables») et au sud (Betsileo). Au centre du plateau, les Hova (Merina) fondèrent la ville fortifiée d'Antananarivo (Tananarive). Ils nommèrent le pays Imerina et donnèrent à ses habitants le nom de Merina. Durant tout le XVIIe siècle, Madagascar fut dominée par la multiplicité des petits royaumes malgaches. Parmi les tentatives de conquête, la plus remarquable est peut-être celle des Sakalava qui, au milieu du XVIIe siècle, dominèrent toute la côte est et y jetèrent les bases d'un véritable empire. Toutefois, la puissance Sakalava fut minée par des querelles de succession et buta à l'opposition des Merina auxquels les Sakalava durent finalement se soumettre.
L'unification du pays fut réalisée au siècle suivant par le souverain Merina Andrianampoinimerina (vers 1787-1810) qui regroupa les petits royaumes des hauts plateaux, établit une véritable législation et instaura une administration locale. Son fils et successeur, Radama 1er (1810-1828), céda aux sollicitations des Britanniques installés sur l'île Maurice et inquiets de voir la France prendre pied sur Madagascar. Il signa en 1817 un traité d'amitié avec les Britanniques qui dotèrent les merina d’armes modernes et entraînèrent les troupes autochtones; puis les missionnaires britanniques fondèrent des écoles et introduisirent le christianisme. Fort de l'appui anglais, Radama 1er poursuivit l'unification entreprise par son père et étendit sa domination sur une grande partie de l’île. En matière linguistique, l’oeuvre de Radama 1er fut importante. D’abord, il favorisa le développement de l'enseignement qui connut un essor remarquable dès 1820. La scolarisation se faisait dans la langue maternelle des élèves et les maîtres malgaches pouvaient avoir recours à l'anglais (la langue des missionnaires) pour accéder aux manuels et aux sources du savoir occidental. Ce faisant, le roi dota le malgache d'une écriture en caractères latins et fit traduire la Bible en malgache. Pour leur part, les quelques écoles catholiques installées à Tananarive dispensaient un enseignement en français.
À la mort de Radama Ier, sa veuve, Ranavalona 1re, lui succéda en 1828 et mit fin à la politique de réformes menées par son défunt mari; elle décida de fermer les écoles et de chasser les missionnaires britanniques; elle finit par expulser tous les Européens au moment même où les Sakalava se plaçaient sous la protection de la France, qui occupait l’île Nosy Be en 1841. Les Français en profitèrent pour revenir dans la Grande Île.
À la mort de Ranavalona 1re en 1861, son fils Radama II, élevé par des Européens, rouvrit le pays aux puissances coloniales. Il attribua à certains hommes d'affaires français des pouvoirs économiques exorbitants. L'oligarchie malgache, inquiète de l'européanisation forcée, fit étrangler le roi en 1863. L'année suivante, le chef de l'armée, Rainilaiarivony, un Merina, devint premier ministre, épousa successivement les reines Rasoherina, Ranavalona II et Ranavalona III, et exerça le véritable pouvoir. Pour éviter la mainmise européenne sur son pays, il choisit de le moderniser et se convertit au protestantisme avec une grande partie du peuple en 1869. Il demeura à la tête du pays pendant plus de trente ans. Durant le règne du premier ministre Rainilaiarivony, les missionnaires catholiques revinrent et les écoles se multiplièrent. Les jésuites s'installèrent à Tananarive et Tamatave. Dès 1862, ils publièrent une série de manuels scolaires et de livres religieux à l'usage des élèves et des catholiques malgaches. Tandis que les protestants (la London Missionnary Society, les anglicans, les luthériens et les quakers) enseignaient en malgache, les catholiques, surtout dans les écoles urbaines, enseignaient le français à leurs élèves. Cependant, en raison de la conversion au protestantisme en 1869 de la reine et du premier ministre, les écoles protestantes furent beaucoup plus florissantes. Évidemment, l'école propagea davantage le français que l'anglais, compte tenu que dans les écoles protestantes on enseignait en malgache.
En 1883, la France occupa Tamatave (Côte Est) et Majunga (Côte Ouest). Deux ans plus tard, elle obtint la permission de s'installer à Antsiranana. Par le traité ambigu de 1885 (vu comme un traité d’amitié par les Merina), la France imposa à l'île un quasi-protectorat: puis un général français s'installa à Tananarive avec une escorte militaire et représenta officiellement Madagascar dans ses relations extérieures. Le protectorat français fut reconnu, en 1890, par la Grande-Bretagne et l'Allemagne, mais il fut refusé par le premier ministre malgache Rainilaiarivony.
En représailles, Paris envoya des troupes (15 000 hommes) à Antananarivo. Le Général Gallieni, devenu Gouverneur, entreprit la «pacification» et l’unification de l'île avec le concours du colonel Lyautey. Le 30 septembre 1895, Tananarive fut militairement occupée, le premier ministre Rainilaiarivony, exilé, et la reine Ranavalona III, détrônée. L'île de Madagascar devient officiellement une colonie française en 1896.

-La colonisation Française à Madagascar:
En 1642, Jacques de Pronis, commis de la Compagnie française de l'Orient fondée par le cardinal de Richelieu (ministre de Louis XIII), s'installa avec quelques Français au sud-est de l'île. De Pronis était officiellement chargé de «prendre possession de l'Île, de fonder des habilitations et de pratiquer la traite» (commerce). L’année suivante, sur l'ordre de Richelieu, il fonda en l'honneur du futur roi Louis XIV Fort-Dauphin qui devint ainsi une escale importante sur la route des Indes. En 1649, Étienne de Flacourt, envoyé par la Compagnie de l'Orient à Fort-Dauphin pour rétablir l'ordre à Madagascar, renvoya Jacques de Pronis en France. Ce dernier avait choqué les autochtones en vendant des esclaves aux Hollandais établis dans l'île Maurice. Étienne de Flacourt, qui avait reçu le titre de "Commandant Général de l'île de Madagascar", séjourna sur l’île jusqu’en 1655. Il publia en 1658 une Histoire de la Grande Ile de Madagascar, comprenant aussi un dictionnaire de 3500 mots malgaches: cet ouvrage demeurera pendant deux siècles la source principale des connaissances sur Madagascar et ses habitants.
La colonie de Madagascar, dont l’île était appelée île Dauphine, périclita après le départ d’Étienne de Flacourt en 1655, car ses successeurs n’eurent pas sa valeur. La nouvelle Compagnie des Indes orientales fit moins de profit, les navires vinrent plus rarement et les colons se découragèrent; la Compagnie des Indes orientales se tourna alors vers l'Inde et se désintéressa de l'établissement de Madagascar. Des missionnaires furent envoyés afin de convertir au catholicisme les populations voisines de Fort-Dauphin; ils rédigèrent un catéchisme bilingue et un dictionnaire de la langue malgache, instituèrent un petit séminaire et envoyèrent en France quelques jeunes Malgaches pour parachever leur éducation. Après le massacre de la garnison de Fort-Dauphin en 1674 par les populations locales, les 63 survivants français s'embarquèrent pour l'île Bourbon (l’actuelle île de La Réunion) alors déserte. Par la suite, les gouverneurs de Bourbon utilisèrent Madagascar comme réserve d’esclaves pour leur île. Pour leur part, les pirates, surtout des Français, des Anglais et des Américains, utilisèrent l'île comme base pour leurs expéditions et leurs prises dans l'océan Indien.
Avec l’abandon de Madagascar, l’effort français dans l’océan Indien fut reporté sur l’île Bourbon (La Réunion), qui avait reçu les derniers colons de Fort-Dauphin et des apports nouveaux, soit des Français et des esclaves malgaches. L’île Maurice, abandonnée par les Hollandais en 1712, fut occupée par les colons de Bourbon en 1721; l’île Rodrigues fut peuplée plus tard. Par la suite, les Seychelles devinrent aussi des îles françaises. À partir de 1720, le café d’Arabie fut introduit à Bourbon et en fit bientôt la fortune. Pour se livrer à cette culture, il fallait un ravitaillement en vivres (riz, bœufs, etc.) et en main-d’œuvre (esclaves). La Grande Île, toute proche, réapparut comme le fournisseur idéal. De là vint l’idée pour les Français d’y refaire du commerce.
La colonisation française ne reprit qu'après le traité de Paris de 1763 (alors que les îles Maurice, Rodrigue ainsi que les Seychelles étaient devenues anglaises), sous la tutelle de Louis XV, puis de Louis XVI, et fut poursuivie, après la Révolution française, par Napoléon. Des comptoirs furent rétablis sur la côte est, et un gouverneur fut nommé à Tamatave (centre-nord). Celui-ci dut commencer par combattre les Hova (Merina) qui, alors dominés par les Sakalava et forts de l'appui des Anglais, prétendaient s'approprier l'île entière. Les Sakalava furent vaincus et se virent, en 1840, contraints de placer sous le protectorat français les deux seuls territoires qui leur appartenaient encore: les îles de Mayotte (Comores) et de Nosy-Be (nord-ouest de Madagascar).
-La tutelle française (1896):
En 1896, le Parlement français vota l'annexion de Madagascar en tant que colonie. Doté des pleins pouvoirs civils et militaires, le Général Gallieni entreprit d'organiser le pays en créant des cadres administratifs et une justice autochtones, en instituant un enseignement laïc chargé de promouvoir la langue française devenue obligatoire et en faisant lever de lourds impôts. La ville de Diego-Suerez, dans le Nord, devint la plus importante base navale française de cette région de l’océan Indien et protégeait ainsi la route de l'Indochine. L’île attira les planteurs et les compagnies européennes, mais la dépossession des terres autochtones et l’imposition du code de l’indigène ravivèrent le nationalisme malgache.

-L'indépendance de Madagascar:
La Marche vers l'indépendance de Madagascar
Après la suppression du parti MDRM par l’autorité coloniale et l’exil en France de ses trois leaders (Joseph Ravohangy, Joseph Raseta et Jacques Rabemananjara), un homme, Philibert Tsiranana, grâce à son charisme, a su s’imposer comme l’homme clé de la marche vers l’indépendance de Madagascar. L’élimination du parti MDRM de l’échiquier politique malgache ne signifie pas l’élimination de tous ses cadres ni celle de tous les nationalistes malgaches qui affirment lutter pour l’indépendance. Sauf que, au vu de la circonstance, tant sur le plan intérieur que sur la scène internationale, ceux qui prétendaient être « les héritiers » du MDRM n’ont pas su appliquer la subtilité et l’intelligence politique qui faisaient jadis (avec le trio de tête) la force de ce parti. Au lieu de jouer la modération, ils ont emprunté la ligne dure du mouvement. Ce qui condamne leur action à l’échec car leur message passe mal auprès de l’opinion publique malgache.
Au contraire, Philibert Tsiranana, pourtant une personne qui fut un temps membre du Padesm (parti désigné comme étant anti-MDRM), ancien du SFIO, ancien de la force politique « Nouvelle Action madécasse », se révèle être la personne qui sait le mieux porter les « messages » fédérateurs habituellement tenus par le MDRM.
Avec le parti PSD (Parti social démocrate, englobant alors Madagascar et les Comores et affilié à SFIO : section française de l’internationale ouvrière, l’ancêtre du parti socialiste français) qu’il a crée le 28 décembre 1956, Il fonde sa politique sur trois piliers : (1) La revendication indépendantiste, (2) la recherche de l’unité nationale, et (3) l’amitié avec la France. Ce qui renforce fortement sa popularité dans tout le territoire de Madagascar.
Aux élections législatives de janvier 1956, il a même séduit le parti FNM (Front national Malgache) dirigé par des cadres Merina, anciens membres du MDRM, et il est élu triomphalement député dans la circonscription de Mahajanga (côte Ouest de Madagascar).
Aussitôt élu, et en mars 1956, il affirme l’insatisfaction des malgaches pour « l’union française » et demande à la France coloniale l’abrogation de la loi d’annexion d’août 1896. Lors du référendum du 28 septembre 1958 relatif à l’intégration de Madagascar à la communauté française (la seule voie légale permettant à Madagascar d’accéder à l’indépendance), Philibert Tsiranana mène campagne en faveur du « Oui » pendant que l’UPM (L’union des populations malgaches), un parti qui se dit issu également des branches tananariviennes du MDRM (mais plutôt de l’aile dure), roule pour le « Non ». Le « Oui » l’emporte largement avec 77% des voix. Cette victoire du « Oui » réconforte la position de Philibert Tsiranana et le pousser à exiger l’abrogation de la loi d’annexion du mois d’août 1896 ainsi que l’érection d’une République autonome de Madagascar. Autrement dit, quelques uns des objectifs principaux du MDRM.
Pour mettre toutes ses chances de son côté afin de pouvoir faire aboutir cette quête de l’indépendance nationale, Philibert Tsiranana et ses alliés politiques instaurent « la République autonome malgache » lors du Congrès des conseillers provinciaux qui s’est tenu à Toamasina le 14 octobre 1958. Il devient, d’ailleurs, le Premier ministre provisoire. Le lendemain, la France, mis devant le fait accompli, ne peut que constater la caducité de la loi d’annexion de 1896.
Deux jours plus tard, le 16 octobre 1958, le Congrès élit au scrutin de liste majoritaire par province une Assemblée constituante composée de 90 membres. Fâchés d’avoir été mis en minorité par ce mode de scrutin, l’UPM, le FNM et l’Associations des amis des paysans (des partis implantés essentiellement dans la seule province d’Antananarivo) fusionnent le 19 octobre 1958 pour créer l’AKFM (Parti du Congrès pour l’indépendance de Madagascar). Ce nouveau parti, dirigé par le pasteur Richard Andriamanjato est soviétophile et devient le principal opposant au gouvernement.
L’Assemblée constituante adopte une constitution, s’imprégnant beaucoup des institutions de la 5ème République française mais avec quelques caractéristiques propres (un président et un vice-président, des provinces dotées de conseils provinciaux jouissant d’une certaine autonomie etc.), élaborée par le gouvernement le 29 avril 1959. L’objectif étant de mettre toujours plus de pression sur l’autorité coloniale pour que l’indépendance soit acquise.
Le 1er mai 1959, un Collège de grands électeurs est constitué, comprenant le parlement, les conseillers provinciaux ainsi que des délégués des communes, pour élire le président de la République malgache. Quatre candidats sont en lice : Philibert Tsiranana, Basile Razafindrakoto, Propser Rajoelson et Maurice Crumer. Sur les 114 suffrages exprimés, Philibert Tsiranana, sans surprises obtient 113 voix et élu président de la République malgache. Avec ce pouvoir accru, Philibert Tsiranana s’impose auprès du Général de Gaulle pour obtenir la souveraineté nationale de Madagascar.
En février 1960, une délégation malgache dirigée par André Resampy se rend à Paris pour négocier les transferts de compétences. Philibert Tsiranana a beaucoup insisté pour que tous les représentants des forces vives nationales malgaches soient représentés au sein de la délégation afin d’influencer la négociation en faveur de l’intérêt national malgache. Seul l’AKFM refuse. Le 02 avril 1960, les accords franco-malgaches sont signés entre le premier ministre français Michel Debré et le président malgache, Philibert Tsiranana. Le 04 juin, le parlement malgache adopte à l’unanimité ces Accords. Le 26 juin 1960, Madagascar devient indépendant. L’indépendance de Madagascar est donc ainsi obtenue grâce aux concours exceptionnels de presque toutes les forces vives de la Nation malgache bien que les démarches pacifiques suivies étaient loin d’être celles qui sont les plus faciles.

Situation Géographique

Capital de Madagascar
Madagascar est un État constitué par une grande île de l'Océan Indien que le canal de Mozambique sépare de l'Afrique (distant de 400 km environ). C’est la quatrième plus grande île du monde après le Groenland, la Papouasie, Nouvelle-Guinée et Bornéo. Long de 1580 km et large de 580 km, Madagascar couvre une superficie de 590 000 km². Le pays est entouré par d'autres îles et archipels dont l'île Maurice, les Seychelles, les Comores et l’île de La Réunion. La République de Madagascar a été membre de la Francophonie entre mars 1970 et décembre 1977, puis à nouveau membre depuis décembre 1989.
Le pays est divisé administrativement en six Faritany (provinces), qui s'articulent autour des villes qui portent le même nom que la province: (1) Antananarivo ou Tananarive, (2) Antsiranana ou Diégo-Suarez,  (3) Fianarantsoa, (4) Mahajanga ou Majunga, (5) Toamasina ou Tamatave et (6) Toliara ou Tuléar. Les provinces autonomes sont des collectivités publiques dotées de la personnalité juridique ainsi que de l’autonomie administrative et financière. Les provinces sont organisées en collectivités territoriales décentralisées et comprennent des régions et des communes dotées chacune d’une assemblée délibérante et d’un organisme exécutif.
La ville d’Antananarivo est la capitale avec plus de 1,2 million d'habitants. Toamasina, Mahajanga, Toliary, Antsiranana, Fianarantsoa forment les autres villes de province, avec moins de 200 000 habitants chacune. La République de Madagascar porte le nom officiel de Repoblikan'i Madagasikara.

Les 18 ethnies principales Malagasy

Les enfants Malagasy
La communauté Malagasy est composée "officiellement" de 18 ethnies principales, chacune parlant sa variété linguistique de Malagasy. 
Merina : "ceux des hauteurs"; d’origine asiatique (Indonésienne) assez marquée, ils résident au centre de l’île. 
Betsileo : "ceux qui sont invincibles"; ils vivent dans la région de Fianarantsoa (Centre Est) et sont d’excellents riziculteurs et artisans du bois. 
Betsimisaraka : "ceux qui ne se séparent pas"; tribu la plus importante vivant le long de la Côte Est, ils cultivent le café, le girofle et la canne à sucre. 
Sakalava : "ceux des longues vallées"; ils occupent un territoire très vaste sur toute la Côte Ouest, du Nord jusqu'à Tuléar (à l’Ouest). 
Antaisaka : "ceux qui viennent des Sakalava". 
Antandroy : "ceux des épines", ils vivent à l’extrémité Sud de l’île. 
Mahafaly : "ceux qui font les tabous", voisins des Antandroy, ce sont des sculpteurs. 
Vezo : ces sont des pêcheurs de l’Afrique de l’Est installés au Sud de l’île. 
Bara : d’origine bantoue, ils sont souvent éleveurs de zébus. 
Antakarana : "ceux de l'Ankarana : la falaise"; ce sont des pêcheurs et des éleveurs (au Nord). 
Antemoro : "ceux du littoral", ce sont en grande partie des cultivateurs. 
Antaifasy : "ceux qui vivent dans les sables", sur la Côte Est. 
Masikoro : agriculteurs du Sud de l’île. 
Antambahoaka : un groupe du Sud Est d’origine arabe; ils se disent descendants de Raminia, un personnage parti de la Mecque vers le Xe ou le XIe siècle. 
Tsimihety : "ceux qui ne se coupent pas les cheveux", vivant dans le Nord Ouest, ils sont éleveurs et riziculteurs. 
Tanala : "ceux qui vivent dans la forêt", vivent sur les falaises de la Côte Est, dans la forêt; ils détiennent un grand savoir sur les plantes médicinales. 
Bezanozano : "ceux aux nombreuses petites tresses", ce sont des forestiers de la Côte Est. 
Sihanaka : "ceux qui errent dans les marais", ils habitent dans la région du Lac Alaotra, agriculteurs (Nord Est).
Les principales communautés des plateaux sont les Merina, qui représentent le quart de la population (25 %), et leurs cousins les Betsileo (12 %). Les membres de ces deux groupes descendent essentiellement d'immigrants venus de Malaisie et d'Indonésie, qui colonisèrent Madagascar il y a environ 2000 ans. Les régions côtières sont habitées surtout par des populations métissées de Malais, d'Indonésiens, de Noirs Africains et d'Arabes; parmi ces groupes, citons les Betsimisaraka (10,9 %), les Sakalava (6 %), les Antaisaka (5 %), les Antandoy, les Mahafaly et les Vezo.
La population Malagasy est concentrée dans la région orientale, soit sur les hautes terres centrales et dans les zones d'aménagement qui attirent les migrants venant des régions à forte pression démographique (voir la carte détaillée du pays): régions d’Antemoro, d’Antefasy, d’Antaisaka (au Sud Est), de Tsimihety, de Merina, de Betsileo et d’Antandroy (Extrême Sud). La répartition de la population se révèle quelque peu anarchique dans la mesure où les meilleures terres, essentiellement à l'Ouest, sont faiblement peuplées, tandis que les terres épuisées des côtes orientales et des hautes terres du centre sont surpeuplées. Par sa dimension, la Capitale Antananarivo est de loin la ville la plus importante du pays (env. deux millions d’habitants). Suivent Toamasina (env. 200 000 hab.), Fianarantsoa (env. 150 000 hab.), Mahajanga (env. 160 000 hab.), Antsirabe (env. 110 000 hab.), Antsiranana (env. 80 000 hab.) et Toliara (env. 60 000 hab.).
Quelle que soit leur origine ethnique, les habitants de Madagascar sont répartis assez inégalement entre les six provinces du pays.

Les Origines Malagasy

Les tirailleurs Malagasy
Madagascar n’est pas habité avant le VII siècle, du moins rien ne le prouve. Les Malgaches viennent donc d’ailleurs. Les ancêtres des malgaches actuels venaient d’Afrique et d’Asie, précisément d’Afrique Orientale et d’Indonésie.
Dès le VII siècle les maris indonésiens naviguaient dans l’archipel malais, jusqu’au sud de l’Inde et aux îles Maldives. C’était principalement des commerçants, ils naviguaient le long des côtes sur des pirogues, se guidaient grâce aux étoiles et dérivaient, c’est ainsi qu’ils ont pu découvrir Madagascar. Sur ces bateaux, il y avait aussi des serviteurs noirs, africains mais peut-être aussi de l’Inde du Sud. Ils auraient abordé les côtes par le nord de l’île, puis caboté le long des côtes est, puis seraient remonté vers les Hautes Terres.
Installation des groupes ethniques
On assiste peu à peu à l’installation de différents groupes arabisés, sans doute indonésiens qui s’établissent dans la pointe sud de l’île (région de Fort-Dauphin) et qui donnent naissance à plusieurs ethnies vers le XVI siècle. Ils colonisent également la côte est, et notamment la vallée de la Matintanana, peu à peu ils remontent vers l’ouest et les plateaux.
Premières incursions européennes
Dès le XVII siècle des voyageurs européens décrivent ce qu’ils avaient trouvé sur l’île. La société était divisée en deux groupes, les blancs (Fotsy) et les noirs (Mainty). Chacun de ces groupes avait sa propre hiérarchie, les Fotsy étaient descendants des Zafindraminia (indonésiens) et les Mainty de clans autochtones. Ils étaient installés dans le pays de Malagasy (d’où est venu Madagascar) région de Fort-Dauphin. Ces Madécasses furent les premiers à avoir des relations avec les occidentaux aux XVI et XVII siècles. Diego Diaz, capitaine portugais dérouté après le cap de Bonne-Espérance découvrit Madagascar et l’appela l’île Saint-Laurent. Il fut suivi par des commerçants portugais et des missionnaires, les relations furent tendues et ils ne réussirent pas à convertir les populations au christianisme. De ce fait ils abandonnèrent leurs projets d’installation sur l’île. Au XVIII siècle des aventuriers de toutes origines (hollandais, français, anglais) firent le commerce d’esclaves revendus sur l’île Maurice et dans les plantations de la Caraïbe. L’équilibre de l’île fut perturbé à cette époque.
La Compagnie des Indes Orientales
En 1628, les français tentent de s’installer, en 1642, deux commerçants et douze colons sous l’autorité du sieur Pronis tentent également de commercer dans la région, mais les difficultés et les heurts avec les indigènes eurent raison de leur bonne volonté. Étienne de Flacourt, nouveau gouverneur arriva en 1648, il essaya sans y parvenir de gagner la confiance des chefs locaux. Il avait des coureurs de brousse parlant le malgache qui rapportèrent des informations sur le climat, le relief, les plantes, les animaux, etc.. Il laissa surtout un ouvrage inestimable appelé Histoire de la Grande Ile de Madagascar qui sert pour les études historiques. Les successeurs furent moins curieux et se heurtèrent toujours aux indigènes et le projet de colonisation du sud de l’île fut abandonné à la fin du XVII siècle.

Les Origines Malagasy

Les femmes Malagasy
Données historiques
Le peuplement de Madagascar remonterait au premier millénaire de notre ère. Les ancêtres des Malgaches seraient à la fois d’origine malayo-indonésienne (des Malaisiens et des Indonésiens) et d’Afrique orientale (des Bantous originaires de la Tanzanie et du Mozambique actuels). Par vagues successives, s'établissant par petits groupes en des points différents de l'île, tout au cours d'une période qui a pu durer quelques siècles, les immigrants ne formèrent pas immédiatement un seul et même peuple, mais de nombreux petits royaumes séparés participant au commerce de l'océan Indien.
Les habitants de Madagascar firent du commerce avec les Arabes durant une bonne partie du Moyen Âge, fournissant aromates, plantes médicinales, épices et parfums. Dès le XIIe siècle, les Antalaotra («les gens de la mer»), des navigateurs islamisés parlant swahili et venant d'Afrique et des Comores, établirent, aux dépens des Austronésiens de Madagascar, leur contrôle sur les routes et le trafic de l'océan Indien. Toutefois, l'influence culturelle arabe se limita à quelques comptoirs secondaires. Aujourd’hui, les historiens croient que les côtes du nord et du nord-est de l'île ont été le creuset où la rencontre de Malayo-Indonésiens et de Bantous africains a forgé le peuple malgache actuel. Avant l’arrivée des Européens, la plupart des ethnies malgaches recensées aujourd'hui vivaient déjà dans les territoires où elle sont actuellement concentrées.

Popular Posts

Twitter Delicious Facebook Digg Stumbleupon Favorites More