Pages

This is default featured post 1 title

Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these sentences with your own descriptions.

This is default featured post 2 title

Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these sentences with your own descriptions.

This is default featured post 3 title

Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these sentences with your own descriptions.

This is default featured post 4 title

Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these sentences with your own descriptions.

This is default featured post 5 title

Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these sentences with your own descriptions.

lundi 30 avril 2012

Parc national d'Isalo

Le Vontaka ou Pachypodium rosulatum
Isalo est le parc du Grand Sud. Ce massif ruiniforme de l’ère jurassique est le site touristique le plus visité de Madagascar. Royaume de Reine de l’Isalo, berceau d’une nature sauvage particulière et d’un paysage hors pair, les amoureux des grandes escales seront séduits par ce parc. Et un soleil couchant vu à travers la fenêtre de l’Isalo est une carte postale qui mérite le détour. GPS : 22º22’ - 22º40-latitude Sud et 45º11’ - 45º23’ longitude Est. L’Isalo fait partie de la Commune de Ranohira, dans la région de l’Ihorombe. Il est à 279 Km au Sud de Fianarantsoa et à 80 km d’Ihosy. Le parc, sillonné de rivières et de leurs affluents, s’étend sur 81 540 ha. Ce massif ruiniforme est un plateau de grès continentaux datant du Jurassique. Fortement érodé, seuls des témoins morcelés par les vallées sableuses et les canyons demeurent: un spectacle vraiment exceptionnel.
-La faune :
Les animaux de l’Isalo sont typiques du climat, de la végétation et de la géomorphologie du parc. Ce sont, pour une très forte majorité, des espèces endémiques. 77 espèces d’oiseaux vivent à Isalo dont le merle de Benson ou Pseudocosyphus bensoni, une espèce endémique de Madagascar qui est très protégée. On y trouve aussi 14 espèces de lémuriens diurnes et nocturnes dont 8 introduites et 7 endémiques de Madagascar. Reptiles, amphibiens, carnivores, insectivores et rongeurs complètent la liste.  
-Le meilleur de la faune de l’Isalo :
1. Le Boophis albilabris occidentalis, une grenouille endémique de l’Isalo et du parc de Bemaraha Dans l’Isalo, on le trouve aux abords de la cascade des nymphes en saison de pluie.
2. Le Boa de Dumeril, de son nom scientifique : Acrantophis dumerili. Ce serpent ne vit que dans le Sud et le Sud Ouest de Madagascar, et exceptionnellement à Andranolava, non loin de Mahajanga. Dans l’Isalo, vous trouverez ce boa dans le
circuit Namaza en saison de pluie.
3. Le merle de Benson ou Pseudocossyphus bensoni. C’est un oiseau endémique particulièrement protégé. Sa distribution est très restreinte et la plupart de sa population est limitée à Isalo.
4. L’Angogo ou canard à bosse, connu des scientifiques par Sarkidiornis melanotos.
5. L’Ibis huppé de Madagascar ou Ankohoala. Son nom scientifique est Lophotibis cristata. C’est une espèce menacée (NT).
6. La grenouille rouge ou Scaphiophryne gottlebei. Elle est endémique à l’Isalo.
7. Le Varika, un lémurien endémique du Sud et du Sud Ouest de l’île connu sous le nom scientifique
Lemur catta
-La flore :
Le parc national Isalo compte plus de 400 espèces floristiques. Beaucoup d’entre elles sont endémiques de Madagascar comme le Pachypodium rosulatum, famille des Apocynaceae, le Catharantus ovalis qui est une plante médicinale que l’on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde que dans l’Ihorombe et sur la plaine du Zomandao. La savane de l’Isalo est colonisée par des palmiers typiques de cette région: le Bismarkia nobilis, « Satrana » qui résiste au feu.
Le meilleur de la flore de l’Isalo :
1. Le Vontaka ou Pachypodium rosulatum de la famille des Apocynaceae. Endémique de Madagascar, le Vontaka vit sur les rochers du circuit de la Piscine naturelle toute l’année.
2. L’Aloes isaloensis de la famille des Aloaceae est un aloès endémique malgache. Il pousse sur les rochers de la piscine naturelle toute l’année.
3. Le Bismarkia nobilis, de son nom malgache Satrana. C’est un palmier typique de l’Isalo qui a la particularité de résister au feu. Ses branches sont utilisées par les villageois en sparterie, industrie de l’alfa, une fibre végétale dure.

dimanche 29 avril 2012

Parc national d'Ankarana

l’Adansonia Perrieri
Le Parc National Ankarana se trouve dans la partie Nord, dans la région de Diana. Tsingy, lac sacré, sentier botanique, canyons et dolines d'Andohalambo, grottes de stalactites et de stalagmites, de chauve-souris, ou de crocodiles en font sa singularité. C’est le plus grand réseau souterrain de l’Afrique. C’est un parc des grandes aventures entre nature sauvage et mystique. GPS 12° 50’ - 13° 01’ de latitude Sud et 49° 01’ - 49° 14’ de longitude Est. Le Parc National  d’Ankarana s’étend sur 18 225 ha. Ankarana est l’extension occidentale d’un massif calcaire de Jurassique moyen qui émerge d’une plaine basaltique située à 50m au-dessus du niveau de la mer. Le plateau, qui est une formation karstique fortement érodée en surface, est constitué par un lapiaz de Tsingy.
-La faune :
Les inventaires ont recensé 60 espèces de reptiles et amphibiens, 96 espèces d’oiseaux, 50 espèces de mollusques et un grand nombre d'escargots des tsingy. 14 espèces de chauves-souris, soit la moitié des chauves-souris de Madagascar vivent dans les grottes d’Ankarana. Deux d’entre elles, les Mégachiroptères et les Microchiroptères, sont respectivement les plus petits et les plus grandes chauves-souris du monde : 11 espèces de lémuriens vivent à Ankarana. C’est d’ailleurs dans ce parc que le fameux Propithecus perrieri, connu sous le nom vernaculaire de Propithèque noir a été vu pour la dernière fois par les agents du parc en 1995 et 1996. Entre temps, la présence du « èbe nain » Microcebus myoxinus reste encore à reconfirmer.
-Le meilleur de la faune d’Ankarana :
  1. L’Eulemur coronatus. Le fameux lémurien à tête couronnée dont le mâle a une fourrure marron foncé. Il rôde dans le canyon forestier et près des campements, sur la piste du Lac Vert. On a plus de chance de l’apercevoir en matinée ou entre 15h et 17h.
  2. L’Eulemur sanfordi, Un lémurien à poil touffu sur la tête et dont le mâle a un collier de barbe chez cette espèce, il y a un dimorphisme sexuel de couleur, c’est-à-dire qu’il y a une différence entre le mâle et la femelle. On peut l’admirer sur la piste du Lac Vert, aux alentours du Campement d’Andrafiabe, en matinée ou entre 15h et 17h.
  3. L’Uroplatus ebenaui. On le voit sur les arbres, à au moins 1m 50 du sol, sur les pistes des circuits. Il est cependant très difficile à repérer, son camouflage est réussi.
  4. Le Crocodylus niloticus. C’est un crocodile noir à museau court. Tout son corps est plongé dans l’eau sauf les yeux et le nez. On le trouve dans la grotte des crocodiles, toute la journée en saison sèche.
  5. Le Lophotibus cristata. C’est un oiseau de stature courbée. Son plumage est rouge et blanc. Sa queue est courte. Solitaire, cet oiseau vit aux abords du lac vert, dans le grand canyon forestier.
-La flore :
Au moins 330 espèces végétales sont connues à Ankarana. La plupart des arbres portent des feuilles caduques et beaucoup fleurissent de septembre en novembre. Plusieurs espèces endémiques de l’extrême nord se retrouvent à Ankarana : le Pachypodium baronia, l’Adansonia perrieri, le Delonyx velutina, l’Hildegardia erythosyphon. Plusieurs types de formations végétales se distinguent au cœur du parc. Une végétation érophyte sur les Tsingy : ces plantes se sont adaptées à la sècheresse. Les forêts qui se sont formées dans les gorges sont les plus riches en diversité d’espèces. Les plus typiques sont les Ficus de la famille des Morcacées, l’Andansonia de la famille des Bombacacées et les Pandanus, de la famille des Pandanacées. Dans ces forêts on retrouve aussi les savanes arborées faites de Commiphora de la famille des Burseracées, les Hildegardia de la famille des Sterculiacées. La canopée culmine à 20 mètres. C’est le genre de forêts connu dans l’Ouest de Madagascar.
-Le meilleur de la flore d’Ankarana :
  1.
L’Adansonia madagascarensis. Ce baobab endémique domine la piste des Tourelles de Tsingy et celui de la perte des rivières.
  2. L’Euphorbia ankaranensis. C’est une espèce de tsingy, une herbe à tronc très rugueux et épineux. Il est endémique de la Réserve, sa fleur est rouge. On le voit sur les Tsingy, poussant entre les rochers.
  3. L’Adenia lapiazicola. Cette liane en forme de dame-jeanne sert de réserve d’eau en saisonbeforeprint sèche. On le voit sur les Tsingy, entre les rochers.
  4. Le Commiphora sp. Plus connu par arbre qui pèle. C’est un tronc rugueux et qui pèle pendant la saison sèche. On le voit sur les Tsingy et dans la forêt dense.

samedi 28 avril 2012

Le parc national d'Andringitra

Parc National d'Andringitra
Le Parc National d’Andringitra se trouve dans le Sud Est. Il abrite le pic Boby, le plus haut sommet accessible de Madagascar. La nature, les traditions et le mystère qui entourent Andringitra font de ce parc un lieu mystique à découvrir. GPS : 22°07’Sud - 22°21’Sud et 46°47’ - 47°02’Est. Andringitra se situe à 47 km au Sud d'Ambalavao le long de la Route Nationale n°7, dans la région de la Haute Matsiatra. Le parc s’étend sur 31 160 ha. Juché sur les hauteurs, son altitude varie entre 650 et 2658 m. Concentrée d’endémisme et de diversité, la biodiversité d’Andringitra est préservée par la disposition du parc en pente et par les massifs rocheux.
-La faune :
7 espèces de crustacés, 190 espèces d’insectes, y compris les aquatiques, 78 espèces d’amphibiens, 50 espèces de reptiles, 54 espèces de mammifères dont lémuriens, carnivores, chauve souris, micro-mammifères et 108 espèces d’oiseaux sont recensées dans le parc.
-Le meilleur de la faune d’Andringitra :
1. Le Lemur catta, lémurien de fourrure brune, la queue annelée de noir et de blanc. Rencontrez-le toute l’année, mais il faut noter que les mois d’Octobre et Novembre sont les bons moments pour l’observer car c’est la période de la naissance des petits. Visible à travers les circuits d’Isahavato et Diavolana, à partir de 2000m d’altitude, cette espèce peut donner naissance à des jumeaux. La dominance hiérarchique chez L. catta est très remarquée. Comme la plupart des autres espèces de lémuriens, les femelles sont dominantes.
2. L’Alectroenas madagascariensis, oiseau de plumage rouge aux contours des yeux colorés dont la gorge et la face ventrale de son corps est blanche, sa queue est rouge violacée et son corps bleu grisâtre est visible dans le circuit Imaitso.
3. Le Buteo brachypterus est un oiseau à bec courbé. Sa poitrine est blanche et marron clair taché de blanc. On le voit à moins de 2300m dans toutes les forêts originelles, les zones forestières dégradées et les zones rocheuses en altitude.
4. Le Furcifer campani, petit caméléon noir moucheté de blanc, de jaune, de rouge avec trois bandes jaunes sur le flanc. Ce reptile aux couleurs chamarrées creuse la terre pour pondre en saison de pluie, de janvier à mars.
5. Le Calumma nasuta est un minuscule caméléon jaune clair dont le mâle porte une ligne latérale blanche claire et une corne. La femelle est de grande taille et porte des écailles visibles. Son corps marron est teinté de vert clair.
6. Le Philépitte faux-souimanga de Salomonsen Neodrepanis hypoxantha. C’est une espèce qui préfère une haute altitude et classée en danger (EN) par l’IUCN en 2008. Andringitra est l’un des meilleurs endroits pour l’observer.
7. Vanga de Pollen Xenopirostris polleni. C’est une espèce de Vangidae et classée menacée par l’IUCN en 2008. Observée à partir du niveau de la mer jusqu’à une altitude de 1000m.
8. Le Rollier terrestre de Crossley Atelornis crossleyi, une espèce menacée et l’une des espèces appartenant à une famille endémique Brachypteraciidae.
-La flore :
Quelques 1000 espèces de plantes sont connues à l'intérieur du Parc National d’Andringitra. La végétation diffère selon la forêt, dense humide de basse altitude ou de moyenne altitude. Mais la végétation des montagnes est la plus intéressante : les arbres y sont petits, plus ramifiés avec une tendance à la sclérophyllie.
-Le meilleur de la flore d’Andringitra :
1. L’Aloes andringitriensis, aloès endémique d’Andringitra, est réputé pour ses fleurs spectaculaires qui s’épanouissent de juin à septembre. Votre appareil photo en bandoulière, prenez le circuit Diavolana pour le trouver. 
2. L’Immortel ou Helychrisum mirabile est une plante à feuilles mauves dont la fleur blanche s’ouvre entre juillet août.  On trouve cette plante rare dans la zone rocheuse du
circuit Diavolana
3. Le Rhipsalis baccifera est une espèce de Cactacées. Épiphyte, cette plante pousse sur les troncs d’arbre. Elle est de couleur verte, succulente, et vit dans la forêt. Le Rhipsalis baccifera est célèbre pour ses ramifications pendantes. Le
circuit Imaitso est le meilleur endroit pour le voir.
4. La Ficus rubra est une plante épiphyte qui s’enroule autour d’un tronc depuis le niveau du sol jusqu’en haut. L’arbre est ainsi étranglé jusqu’à ce qu’il meurt, après quelques années. Une plante sauvage que le
circuit Imaitso vous fera découvrir.
5. L’Osbeckia andringitrensis est un arbuste endémique d’Andringitra. Elle est connue pour ses petites feuilles vertes dont les ramifications sont en forme d’œuf. Découvrez cette plante en empruntant le
circuit Diavolana et Isahavato.

jeudi 26 avril 2012

Réserves Spéciales de Tampoketsa-Analamaintso

Didymelaceae
La Réserve Spéciale Tampoketsa Analamaintso se situe dans la partie Nord de Madagascar. Ce parc est l’une des dernières forêts de transition du domaine forestier malgache. L’essor de l’écotourisme y est handicapé par l’enclavement. Tampoketsa Analamaitso, 17 150 Ha, est dans la Sofia, à cheval sur les trois districts : Port Bergé, Mandritsara et Mampikony. Le climat est de type tropical avec 2 saisons distinctes, la saison humide et chaude (novembre à mars) et la saison sèche et fraîche (Avril à Octobre). Les précipitations sont relativement élevées pendant la saison des pluies. L’humidité ambiante est très élevée (55 à 74%).
-La faune : La faune de la Réserve Spéciale Tampoketsa Analamaitso recèle bien des trésors. On y rencontre des familles d’arthropodes comme les Gasteracanthinae, qui ont une certaine affinité africaine, les Scaritidae, avec des genres endémiques de Madagascar et les Monommidae, typiques des régions tropicales. La forêt de Tampoketsa Analamaitso est assez riche en herpétofaunes. 24 espèces ont été répertoriées dont 23 sont endémiques de Madagascar. Ces animaux sortent de leur tanière au mois d’Octobre. 2 espèces particulières de reptiles ont été rencontrées : les caméléons brookesia decaryi et Calumna boettgeri. Ces deux espèces sont endémiques de cette région du Nord, puisqu’on peut les trouver également à Ankarafantsika et Sambirano. La faune aviaire est diversifiée Réserve Spéciale Tampoketsa Analamaintso renferme une faune aviaire diversifiée avec un taux d’endémisme de 49,05%. Une espèce est menacée, le Lophotibis cristata, ou l’Ibis huppé de Madagascar. On peut aussi noter la présence d’espèces typiques de l’Est Malgache, des espèces du domaine du centre et une espèce de la formation sèche, Upapa marginata. 3 espèces de micromammifères ont été répertoriées à Tampoketsa Analamaintso. La présence de Rattus rattus est très forte, signe de la dégradation des formations. En effet, dans les formations dégradées, Rattus rattus entre souvent en compétition avec les espèces endémiques. Chez les lémuriens, trois espèces ont été recensées dans la forêt de Tampoketsa Analamaintso : le Microcebus rufus, le Cheirogalus sp et l’Eulemur fulvus fulvus. Ce sont des espèces à large distribution géographique. Eulemur fulvus est abondant dans certains sites et absent dans d'autres.
-La flore : Tampoketsa dispose de forêts denses humides de moyenne altitude, dans les bas versants, des forêts denses sèches semi-caducifoliées typiques de l’Ouest ; ainsi que le Dalbergia, genre de la famille des Fabaceae. Ce sont des lianes, des arbustes et des arbres. On y retrouve aussi le Commiphora, un arbre de la famille des Burseraceae, plante originaire d'Inde utilisée dans la médecine ayurvédique. Les forêts humides dégradées et/ou secondaires de Tampoketsa Analamaintso résulte de la dégradation des forêts denses humides sempervirentes de moyenne altitude. La réserve est enfin couverte de savanes, de steppes. 147 espèces ont été recensées, une seule famille est endémique de Madagascar, les Didymelaceae. 148 espèces sont endémiques de Madagascar, soit 85,05%. Toutes les familles rencontrées dans les savanes sont cosmopolites.

mercredi 25 avril 2012

Réserves Spéciales de Pic d'Ivohibe

Phyllastrephus cinereiceps oiseaux endémiques à Madagascar
La Réserve Spéciale du Pic d’Ivohibe se trouve dans le Sud Est de Madagascar. GPS : 22°29’ et 22°34’ latitude Sud et entre 46°58’ et 47°00’ longitude Est. Le massif d’Ivohibe, 3 453ha, d’une d’altitude de 775m sur sa partie orientale et 2 060 m. au sommet du Pic d’Ivohibe est une partie méridionale de la chaîne d’Andringitra, dans la Région d’Ihorombe. La partie Est forestière de la réserve a un climat tropical humide tandis que la zone Ouest, un tiers de la réserve a un climat chaud. Plusieurs rivières et affluents importants des rivières Menarahaka et Iantara prennent leur source dans le massif d’Ivohibe.
-La faune : 76 espèces d'oiseaux, dont le fameux Bulbul à tête grise (Phyllastrephus cinereiceps) et la Fauvette de Rand (Randia pseudozosterops), tous deux endémiques de Madagascar, ont été recensées dans la réserve. On y a également retrouvé des micromammifères, des carnivores, des lémuriens comme Microcebus rufus, Avahi laniger, Lepilemur mustelinus, Lemur catta, Hapalemus griseus et des amphibiens.
-Le flore : La forêt dense humide de basse altitude du pic d’Ivohibe est peuplée de grands arbres.  La forêt dense humide de moyenne altitude a des arbres moins longs et de plus petits diamètres. La forêt de montagne qui est en même temps une forêt dense humide de montagne et une forêt sclérophylle de montagne à de petits arbres plus ramifiés. On y retrouve aussi une végétation rupicole, sortes de pelouses à xérophytes ; des fourrés de montagne et une savane parsemée d’arbres surtout dans les vallées.

mardi 24 avril 2012

Réserves Spéciales de Nosy Mangabe

Réserves Spéciales de Nosy Mangabe
La Réserve de Nosy Mangabe est située au Nord de la baie d’Antongil, à environ 5 km du littoral au sud de Maroantsetra. Nosy Mangabe signifierait grande île bleue ou bien l'île des nombreux esclaves.
-Description physique :
Le socle de l’île est constitué par du granite de l’Antongil et se trouve dans une enclave basaltique. Le terrain est accidenté, composé de pentes abruptes et de fréquents affleurements rocheux. On trouve de nombreux cours d’eau permanents. La pluviométrie dans la région de Nosy Mangabe est inférieure à celle enregistrée à Maroantsetra 4 m environ.
 -La Flore :
L’île est couverte d’une forêt sempervirente humide de basse altitude. L’île aurait été, il y a deux siècles, gravement affectée par le déboisement. La hauteur de la canopée atteint 35 m sur les sols profonds. Les genres typiques sont le Canarium, Ocotea, Ravensara, et Tambourissa. Plus en altitude, les fougères épiphytes sont communes.
 -La Faune :
La diversité des espèces de Nosy Mangabe est réduite, mais compte tenu de son insularité, les reptiles y sont particulièrement abondants. On compte parmi ceux-ci l’Uroplatus fimbriatus et Brookesia peyrierasi. Le colubridé Pseudoxyrhopus heterurus a été recensé trois fois sur l’île qui constitue la seule localité connue. 39 espèces d’oiseaux ont été répertoriées sur l’île parmi lesquelles Glaréole pond ses œufs sur les rochers granitiques du bord de mer. A noter l’existence d’une héronnière abritant sur les îlots situés au sud de Nosy Mangabe, 7 espèces de hérons parmi lesquelles Ardeola idae. Les lémuriens sont représentés par le Lémur fauve (Lemur fulvus albifrons), le Microcèbe roux (Microcebus rufus), le grand Cheirogale (Cheirogalus major) ainsi que par deux espèces introduites, le Lémur vari (Varecia variegata) dans les années 1930 et l’Aye Aye (Daubentonia madagascariensis) en 1966.
-Historique :
Découverte dès le XVIe siècle par les Portugais (Diégo Fernandes Peteira -1503), l’île de Nosy Mangabe devient vite une base commerciale. Elle sera occupée successivement par les Hollandais, au cours du XVIIe siècle puis par les navigateurs français de la Compagnie Française des Indes Orientales. Un arboretum avait été planté et des aménagements encore visibles y avaient été réalisés (canaux d’irrigation, hôpital, escaliers et route). Certains rochers proches de la plage des hollandais portent encore les inscriptions, datant pour certaines du début du XVIe siècle, de navigateurs qui gravaient les marques de leur passage et même parfois des messages à l’intention d’autres navires. 

lundi 23 avril 2012

La Réserve Spéciale Marotandrano

Dypsis Louveli
La Réserve Spéciale Marotandrano est située dans la partie Nord Est de Madagascar. Marotandrano, 42 200ha est à la limite des régions de Sofia et Alaotra Mangoro et à 250 km d’Antsohihy. Elle se trouve entre 16° 09’ 36’’ et 16° 38’ 24’’ de latitude Sud - 48° 24’ et 48° 48’ de longitude Est. La Réserve Spéciale Marotandrano est constituée d’une forêt dense humide sempervirente renfermant des paysages naturels exceptionnels et abritant une concentration importante de divers habitats et espèce des écoregions de l’Est et surtout du centre respectivement d’une endémicité très élevée.
-La faune :
12 espèces de lémuriens, 104 espèces d’oiseaux, 19 espèces d'amphibiens et 16 espèces de reptiles ont été identifiées à Marotandro. Chez les lémuriens, 7 espèces ont répertoriées mais ces dernières, comme le Varecia variegata et l’Indri Indri sont victimes de braconnages. Chez les oiseaux, 56 espèces sont endémiques. Deux espèces sont en danger et 5 espèces Mésite unicolore Mesitornis unicolor, le rollier terrestre leptosome Brachypteracias leptosomus, le Rollier terrestre écailleux Brachypteracias squamiger, le Glaréole malgache Glareola ocularis, l’Oriole de Bernier Oriolia bernieri. La présence de l'aigle de Madagascar Eutriorchis astur et Héron de Humblot Ardea humbloti qui sont des espèces très en danger (EN) à Madagascar est un atout pour la réserve de Marotandrano. 11 espèces d'insectivores et de rongeurs dont 10 endémiques ont été rencontrées dans la Réserve de Marotandrano. Rattus rattus a été rencontrée dans le site le plus dégradé. Rattus rattus est une espèce indicatrice de dégradation; elle est très prolifique et est en compétition avec les taxa endémiques et, à terme, les mettre en danger.
-La flore :
La grande partie de la réserve est constituée par la forêt sempervirente de moyenne altitude et d’une formation fermée avec une futaie dense de 20m à 30m. Elle est généralement constituée une canopée, représentée par des espèces de Slonea, Tambourissa, Eugenia, Ravensara ; une strate intermédiaire de 15m à 18m et caractérisée par l’abondance de jeunes tiges de Syzygium  d’Eugenia ravensara ou de Tambourrissa, Ocotea, Mammea et enfin d’une strate herbacée constituée essentiellement par le Tsingialivolo et le Velatra. Les lignes de crête et les versants présentent une structure de végétation plus fermée. La forêt de bas-fonds abrite des tiges de plus gros diamètre. 73 familles, dont 3 endémiques et 157 genres dont 35 endémiques ont été recensées à Marotandrano. L'endémicité des espèces avoisine les 100%. Deux palmiers, le Dypsis procera et Dypsis Louvelii font partie de la liste du CITES et de l'IUCN des espèces menacées.

Popular Posts

Twitter Delicious Facebook Digg Stumbleupon Favorites More